Dessous de la danse et danse des dessous : Petit pas de deux entre danse et lingerie !

La danse et la lingerie font cause commune : sublimer le corps, offrir ce qu’il a de plus beau, de plus poétique, de plus puissant. Pas étonnant donc que l’histoire de la lingerie et l’histoire du costume de danse s’entrecroisent comme des entrechats ! Saviez-vous que c’est la danse qui a apporté de la couleur à nos dessous ? Combien, selon-vous, de pièces de nos tiroirs à lingerie ont été directement empruntées aux vestiaires des danseuses ? Sachez qu’à l’inverse, ces dernières se tournent aujourd’hui vers les créateurs de lingerie pour danser en sous-vêtement…

Quand la danse dévoile les dessous

Au XVIII et XIXe siècle, les sous-vêtements des femmes étaient toujours sobres et blancs.  Nul n’était censé les voir, hormis l’époux, la sage femme et le médecin, et le blanc était de mise en tant que symbole d’hygiène. Mais la danse va bientôt envoyer valser les conventions, et faire émerger couleurs, innovations techniques, et raffinement dans les tiroirs des dames !

Après les quelques prémisses de la Mazurka des années 1830, c’est la mode du French Cancan (aussi appelée Chahut) qui commença à dévoiler bas, jambes et dessous des dames. Cette danse exténuante consiste précisément à lever la jambe le plus haut possible et à finir, après une excitation frisant l’hystérie, par un grand écart. Il est alors certain, qu’avoir de jolis dessous devient indispensable. « Sans dessous soignés, pas de Chahut » préconisait la spécialiste du genre Grile d’Egoût «De ce jupon doivent partir les plus captivantes impressions du public. Il est l’écrin douillet des bas de soie moulés sur les mollets nerveux dont il capitonne la courbe parfois une peu grêle. Sa mobilité, plus souvent qu’elle ne voile les membres, les pousse en vedette ; elle ne les cache que pour inspirer les désir de les voir. »

On commence alors à voir apparaître des bas noirs, exceptionnellement rouge vif, pour trancher sur le blanc des jupons. Une certaine célébrité, Jane Avril, poussa plus loin le sens du raffinement en matière de lingerie en accordant ses dessous de mousseline aux couleurs de ses toilettes de scènes. Pour promouvoir ses spectacles, les affichistes s’en donnèrent à cœur joie, et soudainement les sous-vêtements furent dévoilés aux yeux de tous, placardés au mur, suscitant l’envie et l’admiration de tous et toutes.

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C’est tout un monde du possible qui s’ouvre grâce à la danse. Les femmes vont exiger des pièces de plus en plus sophistiquées, inventives et colorées.

Quand la danse fournit nos tiroirs à dessous

Dans leur nouvelle frénésie pour la lingerie fine, les femmes ne vont pas hésiter à puiser directement dans les vestiaires des danseuses ! Surtout que le costume de danse, parce qu’il doit permettre une fluidité parfaite du mouvement, a présenté des innovations techniques serviables à toutes les femmes !

Le collant

C’est Allan Gant, un américain, qui le premier pensa à proposer aux femmes les premiers collants, jusqu’alors destinés uniquement aux danseuses. Les femmes ne furent convaincues de leur utilité qu’à partir de l’apparition de la mini-jupe, lancée par Mary Quant dans les années 60. Depuis, le collant fait désormais partie intégrante des accessoires de mode ! On en trouve de toutes les couleurs, et de tous les styles.

Le body

Au milieu des années 1950, la pin-up Bettie Page sera l’une des premières à sortir le body de son cadre sportif pour exploiter sa puissance érotique. Quelque vingt ans plus tard, Kari-Ann Muller se prélasse en body à froufrous blanc et rose sur la couverture du premier album de Roxy Music. Aujourd’hui le body se porte plus élégant et sexy. Body en dentelle, body en soie, body transparent…  ils se portent sous une robe ou avec un jean.

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Les guêtres

Les guêtres sont utilisées par les danseuses pour échauffer les muscles des jambes pendant leurs entraînements. Désormais, on les voit également portées dans la rue sur un collant, legging ou même sur des bottes !

Quand la danse puise dans nos tiroirs à dessous

Affranchie des codes de bonnes conduites, les chorégraphes d’aujourd’hui n’hésitent pas à faire transparaître de l’érotisme, et à mettre en scène des danseuses en lingerie. La danse burlesque en est la démonstration la plus flagrante.  La lingerie est une part intégrante de ces spectacles popularisé par l’effeuilleuse Dita Von Teese, à telle point qu’ils ont remis au goût du jour la lingerie glamour d’autrefois – corsets, guêpières et bas.

Burlesque lingerie

Dita von Teese

 

Mais l’ont trouve aujourd’hui des danseuse en corset même à l’opéra de Paris !

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Mademoiselle Julie, chorégraphie d’ Agnes de Mille à l’Opera Garnier

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