Les dessous de Colette

Colette, femme de lettres, féministe, originale et talentueuse, m’a inspiré cette sélection de lingerie exubérante qui saura faire ressortir la femme flamboyante qui est en vous. Comme elle, osez être vous-même !

 Une femme libre

Colette libre

Sidonie-Gabrielle Colette, qui reste à la postérité sous le nom de Colette et que l’on connaît davantage pour ces écrits ne fut pas seulement écrivain. Cette femme haute en couleurs fut également journaliste, mime et actrice.

Elle se marie très jeune avec le séduisant et séducteur Henry Gauthier-Villars, écrivain qui introduit sa femme dans les cercles littéraires et musicaux du Paris de l’époque où elle fait sensation. Subjugué par le talent de sa jeune épouse, il en fait son nègre. Mais cette femme extraordinaire commence à se sentir un peu à l’étroit dans ce rôle d’écrivain de l’ombre.

Une bête de scène

Son mari la trompe et Colette se lasse très vite de ce rôle de femme bafouée. Elle publie Dialogues de bêtes sous son propre nom et se lance dans le mime et le music-hall. Ses tenues de scène très légères scandalisent la bourgeoisie bien-pensante de l’époque et la Préfecture de Police interdit le spectacle où elle apparaît nue sous une peau de panthère.

Colettescene

Un personnage au doux parfum de scandale

Elle divorce, connaît plusieurs aventures féminines. Elle a une fille de son second mariage avec Henry de Jouvenel. Son fils issu d’un précédent mariage, Bertrand de Jouvenel, entretient pendant 5 ans une relation avec Colette. Mais nous sommes aux antipodes de la vie de famille rangée. Cette relation dure 5 ans. Les deux époux se séparent. Amoureuse invétérée, elle se marie une troisième fois avec un éditeur.

Colette n’a pas peur du scandale et tout au long de son existence mènera sa vie comme elle l’entend.  Très en avance sur son époque, elle écrit un ouvrage de réflexion sur l’Amour et la sexualitéLe Pur et l’Impur. Colette veut tout, le plaisir, la liberté, le bonheur. S’assujettir, si bon lui semble, mais choisir toujours. Elle a l’audace inouïe de revendiquer le plaisir féminin et d’en faire un thème romanesque.

 Elle brûle la vie par les deux bouts. Rien ne l’arrête, même immobilisée par une arthrite de la hanche, elle continue d’écrire en scrutant la ville à travers ses fenêtres, véritables portes ouvertes sur le monde.

Une femme de lettres reconnue

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Colette sera présidente de l’Académie Goncourtgrand officier de la Légion d’honneur. À sa mort, l’Église catholique lui refuse un enterrement religieux en raison de sa réputation sulfureuse mais la République lui accorde des obsèques nationales. C’est la première fois qu’un tel honneur est fait à une femme. Mais il s’agit d’une femme hors norme. Jean Anouilh l’a bien compris lui qui l’apostrophe en ces mots :  » Vous n’êtes pas une femme convenable, Madame Colette… Vous êtes la fière impudeur, le sage plaisir, la dure intelligence, l’insolente liberté : le type même de la fille qui perd les institutions les plus sacrées et les familles. »

Une écriture sensuelle

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Colette décrit à merveille une nature généreuse et luxuriante, une sensualité librement épanouie. Elle ne cessera tout au long de son œuvre de revendiquer les droits de la chair sur l’esprit et ceux de la femme sur l’homme.

L’anticonformisme de Colette

Dans Le blé en herbe, Colette décrit deux jeunes héros confrontés à la découverte de l’amour physique. Ceci paraît banal à un lecteur actuel mais à cette époque, cela s’apparente à une véritable provocation.

Cela ne gêne en rien Colette qui se démarque de son époque en revendiquant une liberté alors quasiment toujours refusée aux femmes. On pourrait dire qu’elle est une des premières féministes, elle qui confiait dans Les vrilles de la vigne. : «Je veux faire ce que je veux. Je veux jouer la pantomime, même la comédie. Je veux danser nue si le maillot me gêne et humilie ma plastique… Je veux chérir qui m’aime et lui donner tout ce qui est à moi dans le monde: mon corps rebelle au partage, mon coeur si doux et ma liberté! Je veux… Je veux! …».

En savoir plus sur le féminisme chez Colette et George Sand

La sélection lingerie originale d’une femme à la sensualité provocante

« On est toujours fou, quand on cherche à savoir ce que veut une femme, et quand on s’imagine qu’elle sait ce qu’elle veut ! » écrivait Colette dans Le Blé en herbe. Je me suis pourtant amusée à imaginer ce que Colette voudrait aujourd’hui porter comme lingerie.

La culotte frou-frou Marlène de la marque Playfull Promises m’apparaît comme une évidence pour son côté ludique, léger et si féminin.

culotte frou-frou playful promises-blackCCol

Si de nos jours Colette souhaitait se faire belle pour une soirée, sur scène ou chez elle, nul doute qu’elle porterait cet ensemble rumeur rouge de la marque Huit pour mettre en valeur son caractère flamboyant et exprimer sa nature exubérante.

ensemble rumeur rouge

J’ajouterai à la tenue des Bas porte-jarettelles graphiques noirs, peut-être moins dans l’intention de décrire ce que porterait Colette aujourd’hui que comme clin d’œil à un élément de la lingerie quasi incontournable de l’époque de cette femme extraordinaire.

bas-porte-jarretelles-graphique-noir

Et vous ?

Si comme Colette, vous voyez la vie comme un jeu, que vous rêvez de liberté et de fantaisie, et que vous assumez votre sensualité, succombez à cette sélection tendance et  réveillez la femme flamboyante qui sommeille en vous !

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